Crédit photo : Bertrand Calmeau (Antoine Olivier Pilon et Lou-Pascal Tremblay dans 1:54 de Yan England)

1 :54 – le film de Yan England prend l’affiche aujourd’hui.

Cinéma

14 décembre 2016

Avec Antoine-Olivier Pilon et Lou-Pascal Tremblay. Un drame psychologique sur fond d’intimidation dans une école secondaire.

Tim est le persécuté, Jeff est l’intimidateur. Ils sont tous les deux dans le même club de course et ils ont le même objectif : courir 800 m en 1minute 54 pour se tailler une place aux nationaux. Une rivalité inévitable mais très vicieuse se développe. Et il y aura de graves conséquences! 1minute 54, parle d’intimidation, mais ne mets pas de gants blancs. On voit comment le groupe de jeune cools de l’école s’acharnent sur ceux qui sont différents. Et que la pression ne s’arrête pas sur le terrain de l’école. Avec les réseaux sociaux, le harcèlement se poursuit à temps plein.

Il est question de suicide, d’homophobie, du code d’honneur des élèves, du manque de lucidité des adultes autour. Yan England a scénarisé une histoire qui dérange. On voudrait souvent pendant le film changé le cours de l’histoire, intervenir. Mais dans la vraie vie, les intimidateurs s’en sortent aussi. C’est un coup de poing.

Peut-être qu’il s’emballe dans le climax final, reste que l’intensité d’un ado qui souffre est bien représentée. Un adolescent qui souffre, il est dans le moment présent, sans penser au long terme.

Je comprends que c’est un film qui a pu déranger parce qu’il n’infantilise par son public. D’ailleurs, il a été classé 13 ans et plus.