Quand les femmes prennent les armes contre Daesh

Cinéma

18 janvier 2017

Une réalisatrice de Montréal, Zaynê Akjol est allée dans un camp d’entraînement du PKK – le Parti des travailleurs du Kurdistan pour filmer des femmes qui prennent les armes contre l’État Islamique.

Quelques notions avant de parler du documentaire. On estime qu’il y a environ 35 millions de kurdes au Moyen-Orient, mais leur territoire n’est pas reconnu officiellement, sauf dans une province de l’Iraq. Leur présence s’étant aussi à la Syrie, l’Iran et la Turquie. Le PKK est une organisation sous forme de guérilla qui prône une système démocratique et égalitaire. Il combat actuellement L’État Islamique.

La réalisatrice Zayne Akiol pensait d’abord partir sur la trace de sa gardienne d’enfance, qui s’appelait Gulistan et qui a quitté le Canada à l’âge de 18 ans pour rejoindre le PKK. Elle est décédée en 2000 et Zaynê n’a pas réussi à retrouver des gens qui l’ont cotoyé. Par hasard pendant ses recherches, elle est tombée sur cette faction du PKK entièrement féminine. On suit donc leur entraînement sous les commandements d’une femme déterminée et charismatique, Sozdar. C’est un documentaire d’accompagnement, donc il n’y a pas de narration. Les jeunes femmes ont la parole.

On y entend des histoires touchantes comme l’une d’entre elles qui raconte qu’elle n’a jamais été capable de dire adieu à sa mère avant de partir vivre dans les montagnes. Chaque fois qu’elle voulait parler, les larmes lui montaient aux yeux,  donc elle se contentait de serrer sa mère dans ses bras en espérant qu’elle comprenne ce que ça voulait dire.

La réalisatrice se défend d’avoir fait un film de propagande pour le PKK.

Gulistan, terre des roses, ce vendredi.

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