Monsieur Phil Roy : hier encore j’étais adolescent

Humour

26 janvier 2017

Phil Roy devait s’appeler Stéphanie. Ce prénom lui a été attribué pendant les deux minutes où l’infirmière qui regardait l’échographie s’était trompé de sexe. Ce fût le début d’une suite de déceptions pour ses parents, nous prévient-il! Mais la vérité, c’est que Phil Roy fait certainement la fierté de ses parents avec ce premier one man show où il brille.

À 28 ans, Phil Roy jouit d’un capital de sympathie incroyable. Dès son arrivée sur la scène de l’Olympia à Montréal, on sent qu’il a déjà la foule dans sa poche.  Il y a des choses qui sont innées en humour : cette capacité à générer l’impression d’être en face d’un vieil ami, ça ne s’apprend pas.

Phil Roy raconte des histoires de jeunesse avec des allusions à la pop-culture qui plaisent définitivement aux gens de sa génération. Il roule en scooter parce que ça lui fait penser à l’émission «Les Intrépides», il nous rappelle le sentiment d’être le King de l’école secondaire quand on obtient la permission d’aller aux toilettes  et qu’on erre dans les corridors, il parle du Vans Warped Tour, de Rej LaPlanche, etc!

Impossible de ne pas rire quand on capte toutes les références. La salle était hilare à plusieurs moments. Puis, il attend la conclusion du spectacle pour dévoiler les origines de son sens de l’humour : une forme d’auto-défense qu’il a développée pour échapper à la dérision de ses camarades. Être le premier à rire de lui. Un enseignement qu’il a visiblement envie de partager mais qui arrive très tard dans son spectacle. Il aurait intérêt à approfondir cette voie et à l’exploiter tout au long de sa prestation. Phil Roy a tout le potentiel pour offrir un spectacle d’humour qui se démarquerait encore plus. En attendant, ses anecdotes sont très efficaces, à défaut d’être exceptionnelles.

Monsieur Phil Roy

Ma critique au 98,5 FM