Prend-on le talent d’Isabelle Boulay pour acquis?

Musique

16 mai 2017

Quand j’ai dit à des collègues que je préparais ma chronique sur le nouvel album d’Isabelle Boulay, j’ai vu des yeux rouler au plafond. Aucun commentaire officiellement négligent, juste l’ébauche d’un jugement poli : un autre album de «matante».

J’aurais pu passer mon tour. Honnêtement, Isabelle Boulay n’a pas besoin d’une de mes chroniques pour vendre ses disques.

Mais ce serait complètement malhonnête de ne pas prendre le temps de s’attarder à ce qu’elle a offrir.

Le grain de voix d’Isabelle Boulay fait partie du patrimoine artistique du Québec. Ne pas le reconnaître relève de la mauvaise foi. C’est une interprète complètement investie qui ne s’appuie pas que sur ses qualités techniques.

Isabelle n’a pas le «coolness» facteur d’une Ariane Moffat ni la vulnérabilité presque déstabilisante de Safia Nolin. Elle a tendance à faire des discours fleuves dans les galas et en beurre épais dans ses compliments à La Voix.

Mais écoutez «Una Storia d’amore» sur son nouvel album. Cool ou pas, il faut avoir la décence de saluer son interprétation magistrale.

Pour écouter ma chronique au 98,5 FM, cliquez ici